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C’est quoi le tourisme en France sans ses étrangers

Découvrez l’analyse d’Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision

Publié le 15 Juin 2020

https://player.vimeo.com/video/426990292?autoplay=1

Alexandre Mirlicourtois - Directeur de la conjoncture et de la prévision




La réouverture annoncée des frontières n’évitera pas un été 2020 sans touristes étrangers, ou presque. C’est un énorme manque à gagner pour l’ensemble des professionnels : en 2019, hors transport, les visiteurs étrangers ont généré 57 milliards d’euros de recettes. Les Français partent aussi hors de l’Hexagone, mais ils dépensent moins, 46 milliards d’euros environ : même si les Français se substituaient totalement aux étrangers, ce seraient donc 11 milliards de chiffre d’affaires perdus. Ce n’est pas forcément de la pure économie-fiction : sur les 4 premiers mois de l’année, les recettes touristiques ont fondu de 5 milliards d’euros environ.


L’Île-de-France va payer le prix fort


Si l’on y regarde de plus près, sur le plan des régions, l’impact est contrasté. Sans ses visiteurs étrangers, c’est l’Île-de-France qui paie le prix fort. En région parisienne, la clientèle étrangère assure plus de 55% des nuitées, c’est sans égal en France métropolitaine. Dans le Grand Paris, qui outre la capitale intègre la petite Couronne (Hauts-de-Seine, Seine Saint-Denis et Val-de-Marne), le trait est plus marqué encore : près de 6 nuitées sur 10 dans l’hôtellerie sont effectuées par des visiteurs étrangers. Parmi eux, Américains, Chinois, Japonais et Russes représentent plus de 30% de la demande étrangère. Outre le coup sur l’hôtellerie parisienne, il faut prendre en compte l’impact de la perte de clientèle sur le commerce de luxe, les grands magasins, les musées, les monuments et sites historiques : entre 75 et 80% des visiteurs de la tour Eiffel sont étrangers, idem pour le Musée du Louvre.


Les sites en province sont également déstabilisés : 40% des visiteurs de l’abbaye du Mont Saint-Michel (première destination touristique de France après Paris) sont étrangers, 30% environ pour les châteaux du Val de Loire. Après l’Île-de-France, la région PACA, principalement la Côte d’Azur est la plus sensible à la clientèle étrangère avec cette nuance par rapport à l’Île-de-France : la clientèle y est beaucoup plus européenne, donc susceptible de revenir plus rapidement. L’impact du manque de touristes étrangers sera en revanche plus limité sur une grande partie de la façade atlantique, notamment en Nouvelle-Aquitaine, mais aussi méditerranéenne plus particulièrement sur la partie littorale de l’Occitanie. La part des étrangers y est moins élevée, et ces régions ont un bon rapport qualité-prix, à même d’attirer une part de la clientèle française qui part à l’étranger. Beaucoup moins touchées par l’épidémie, ces régions bénéficient en outre, au même titre que la Bretagne et la Normandie, d’une image sanitaire favorable.


Une filière d’entrainement cruciale pour l’économie française


Les différences dans les structures de la consommation touristique entre visiteurs résidents et non-résidents permettent de distinguer les parties les plus sensibles au manque de touristes étrangers qui représentent plus de 30% des nuitées totales des hébergements collectifs. Mais c’est beaucoup plus en valeur, car en matière d’hébergement, la clientèle étrangère s’oriente vers des prestations plus onéreuses. Dans l’hôtellerie, près de 36% des nuitées sont ainsi réalisées par des touristes étrangers. Mais ce n’est qu’une moyenne : la clientèle étrangère représente à peine plus de 24% des nuitées dans les hôtels de catégories 1 et 2 étoiles, 35% des trois étoiles et plus de 52% des 4-5 étoiles. Les palaces parisiens et de la Côte d’Azur sont en première ligne alors que l’hébergement économique est en partie épargné.


Nombre de restaurants et cafés sont également dépendants des visiteurs étrangers. Le tourisme, c’est 17 milliards d’euros dont 55% liés à la clientèle internationale avec, comme pour l’hôtellerie, une surreprésentation dans le haut de gamme, c’est-à-dire la restauration gastronomique. Encore, tous ces chiffres ne prennent pas en compte l’amont de la chaîne de valeur, fournisseurs et sous-traitants eux-mêmes déstabilisés : défaillances d’entreprises, des monuments historiques déficitaires, pertes d’emplois et d’investissements induits… Avec le tourisme, c’est l’une des principales filières de l’économie française qui subit un choc qui ne peut être surmonté que par un soutien massif de l’État.

Alexandre Mirlicourtois est économiste. Il est directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi.



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