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La chimie verte s’offre une cure de jouvence avec les cosmétiques

AVIS D'EXPERT | Alexandre Boulegue | Publié le 29 Janvier 2024

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Les années passent et le marché des cosmétiques reste le plus important débouché de la chimie biosourcée. Autrefois marché de niche réservé à des consommateurs engagés en matière de bio, les cosmétiques bio et naturels sont désormais un marché de masse et donc une valeur sûre pour les industriels de la chimie verte. Dans le détail, la santé-beauté (cosmétiques, parfumerie, pharmacie) représentent environ la moitié du marché français de la chimie du végétal, loin devant les détergents, peintures, emballages en bioplastiques et autres produits destinés à l’industrie agroalimentaire. Les perspectives de croissance de la chimie verte sont d’ailleurs favorables à l’horizon 2026. Les fondamentaux sont en effet favorables avec une tendance de consommation orientée vers les produits plus naturels et une pression environnementale croissante.

Les industriels ne s’y sont pas trompés qui multiplient les lancements de produits pour ce marché client. L’agroindustriel Tereos commercialise ainsi depuis mars un nouveau prébiotique tandis que Seppic (Air Liquide) s’est associé à la start-up belge Botalys, spécialisée dans la culture de plantes rares et médicinales, pour développer de nouveaux ingrédients pour les marchés de la santé-beauté.

Les cosmétiques sont particulièrement au cœur de la recherche de naturalité par les consommateurs. En effet, il s’agit pour ces derniers d’un enjeu de santé car les produits sont en contact avec la peau et les matières pétrosourcées peuvent se révéler nocifs. De fait, les industriels de la chimie verte innovent en intégrant de la biomasse de seconde génération (non alimentaire). Et plusieurs fabricants développent de plus en plus des gammes à forte teneur en ingrédients biosourcés en le mettant en avant comme argument de vente. Ainsi, en 2022, 61% des matières premières utilisées par L’Oréal étaient d’origine naturelle. Son objectif est d’atteindre 95% d’ingrédients biocourcés d’ici 2030. Aussi, l’essor d’une enseigne comme Aroma-Zone, spécialiste de la distribution d'ingrédients naturels (huiles essentielles, huiles végétales, etc.) illustre l’engouement pour les cosmétiques bio ou fait-maison. De fait, le marché des cosmétiques bio (dont le cahier des charges vise 95% d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle et 95% d’ingrédients végétaux de la formule issus de l’agriculture biologique) augmentera ces prochaines années.

  

Les médicaments, un débouché en perte de vitesse

Beaucoup d’ingrédients biosourcés sont utilisés par l’industrie pharmaceutique. La fécule de pomme de terre sert par exemple d’antiacide, antispasmodique ou cicatrisant. L’amidon peut servir d’excipient dans la composition d’un médicament de par son faible apport énergétique et de sa non-toxicité. Il est également utilisé dans le capsulage des gélules et dans l’obtention de cachets. Le groupe Roquette en France est particulièrement présent sur le marché pharmaceutique. Néanmoins, les médicaments sont un débouché en perte de vitesse pour la chimie du végétal dans la mesure où la fabrication de médicaments chimiques a tendance à baisser au profit des biomédicaments au niveau mondial.

 

 

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Alexandre Boulègue est directeur du bureau d’études Xerfi Intelligence Stratégique, qui produit chaque année plus de 1000 études sur la conjoncture et les performances des entreprises de l’ensemble des secteurs de l’économie française. Il est également rédacteur en chef de la lettre d’information mensuelle sur la conjoncture Xerfi Prévisis.

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