Vers des hausses modérées à l’horizon 2027
En dépit d’une conjoncture morose, les cours des métaux industriels n’ont pas reflué cette année, à l’exception du minerai de fer et du nickel. L’aluminium et le cuivre ont même clôturé 2025 en forte hausse. Leurs cours ont été soutenus, dans un premier temps, par la demande des importateurs américains voulant stocker avant l’entrée en vigueur des hausses des droits de douanes puis par les anticipations d’une forte augmentation à venir de la demande de ces métaux, en lien avec le développement de l’intelligence artificielle et la transition énergétique.
Les capacités d’offre minière et de raffinage ont été rétablies ces dernières années, après avoir été affectées par les crises sanitaire et énergétique. Tous les marchés des métaux sont ainsi devenus excédentaires entre 2023 et 2025, favorisant la modération des prix. En 2026 et en 2027, l’offre d’acier restera largement excédentaire, mais les marchés du cuivre et de l’aluminium pourraient afficher des déficits croissants, se traduisant par des tensions haussières sur les prix.















