Entre le déploiement d'outils de souscription en ligne et le lancement de nouveaux services funéraires digitaux, la transformation numérique du marché de l'assurance obsèques s'accélère. Et l'enjeu est double : optimiser l'efficacité opérationnelle tout en enrichissant l'expérience client. Au sein de ce mouvement, la montée en puissance des death tech dans le paysage concurrentiel soulève des questions quant à l'intégration de technologies disruptives, redéfinissant ainsi les contours de l'assurance obsèques à l'ère digitale.
Dans le secteur assurantiel, les attentes des clients sur le front du digital ont fortement évolué depuis la crise sanitaire, confortant le rôle dévolu aux outils et services digitaux. L’assurance obsèques comme la plupart des autres segments du marché n’y échappe pas. Ainsi, la période qui s’ouvre annonce une nouvelle étape dans les chantiers de transformation numérique, avec des avancées notables sur certains projets (outils de selfcare, visioconférence, etc.), synonymes de plus grande accessibilité, autonomie et praticité.
Vers un renouvellement de l'expérience client
Le digital renferme d’importantes opportunités pour le marché de l’assurance obsèques, et cela à différents niveaux : amélioration de l’efficacité opérationnelle, nouveaux parcours clients et nouveaux services, etc. Il s’agit là d’un enjeu majeur et les initiatives lancées par les uns et les autres relèvent de deux grands domaines :
- les outils et services proposés en ligne aux prospects et aux clients en assurance obsèques : simulateur pour le calcul des frais d’obsèques, devis en ligne, signature électronique, outils de self-care, etc. C’est ainsi que des acteurs comme AG2R La Mondiale et Macif ont développé des outils de simulation en ligne, alors qu’Allianz ou CIC permettent la réalisation d’un devis sur Internet. Ces outils et services destinés à faciliter la souscription ou à améliorer l’expérience client sont, pour la plupart, développés en interne par les acteurs de l’assurance obsèques ;
- les services digitaux liés aux funérailles, qui ont véritablement percé lors de la crise sanitaire et les restrictions de déplacements : technologies 3D pour faciliter l’achat de monuments funéraires, funérailles en live pour répondre aux défis de la distance et de la mobilité, espaces de chat en direct pour permettre aux familles et proches de partager leurs condoléances, etc. Il s’agit là de services numériques proposés par les enseignes funéraires. Pour permettre à leurs assurés d’y accéder, les acteurs de l’assurance obsèques doivent renégocier les accords conclus avec les pompes funèbres.
InMemori, Testamento, Repos Digital, etc. catalyseurs du virage numérique des assureurs obsèques
Sur le front des services numériques liés aux funérailles, l’essor de nouveaux acteurs au cours de la période récente ouvre de nouvelles perspectives d’enrichissement des contrats. Les start-up spécialisées dans les services funéraires ou encore les death tech sont aujourd’hui omniprésentes au sein de la profession. Certaines opèrent en étroite collaboration avec les acteurs de l’assurance obsèques, permettant à ces derniers d’enrichir leurs contrats avec des services funéraires digitaux. C’est le cas d’InMemori qui propose aux familles un espace privé pour le partage des messages, photos et vidéos des défunts. La death tech travaille avec plusieurs assureurs, dont Allianz, Malakoff Humanis et le Crédit Agricole Assurances. La start-up Testamento, fondée en 2013 par des notaires et des avocats pour rédiger des testaments en ligne, est quant à elle détenue aujourd’hui en partie par la France Mutualiste, Allianz et Malakoff Humanis. Autre exemple, la death tech Repos Digital gère les données numériques des personnes décédées et de leurs comptes sur les réseaux sociaux. Parmi les partenaires de Repos Digital figurent Malakoff Humanis et Klésia.













