Appelée à évaluer les données fournies par la start-up Upside Foods spécialisée dans la culture de cellules animales pour fabriquer de la viande de poulet, la Food and Drug Administration (FDA) américaine déclare ne pas avoir « de questions supplémentaires sur ses conclusions en termes de sécurité », une première. Si cette étape n'implique pas une autorisation de commercialisation, elle marque un début d'ouverture pour le marché de la viande cellulaire outre-atlantique. A ce jour, seul Singapour autorise la commercialisation de produits issus de viande cultivée.
En 2022, Xerfi recensait 53 start-up dans le monde capables de produire steaks hachés, boulettes, nuggets de poulet, saucisses de porc, filets de poissons coquillages ou crustacés à partir de cellules souches animales, contre à peine 4 en 2015. Plus d’un quart de ces entreprises sont localisées aux États-Unis, notamment dans la Silicon Valley, mais aussi en Israël, à Singapour ou en Afrique du Sud. Pami les leaders, citons les américains Eat Just (le seul à avoir un permis de commercialisation à Singapour à l’heure actuelle) et Memphis Meat, les israéliens Aleph Farms et Future Meat Technologies, ou encore le pionnier néerlandais Mosa Meat. À noter que de nombreux géants de l’agroalimentaire conventionnelle investissent le secteur en finançant le scale up de start-up. À titre d’exemple, Cargill et Tyson Foods ont participé à la levée de fonds record de Memphis Meat en 2020, tandis que Nestlé s’est allié en 2021 avec l’Israélien Future Meat Technologies.














