Vers un fort rebond du cours du Brent au 1er semestre 2026
Le marché mondial du pétrole a affiché un important excès d’offre en 2025 (évalué à 2 millions de barils par jour, soit environ 2% de la production mondiale), résultat d’une demande atone et d’une expansion de la production du continent américain. Ce contexte, favorable à la modération du cours du Brent, a été bouleversé par l’explosion du conflit en Iran fin février. Le blocage partiel du détroit d’Ormuz par l’Iran, en réponse aux attaques américaines et israéliennes, se traduit par une baisse de la production mondiale d’environ 8 millions de barils/jour. Les pays du Golfe ont dû réduire leur production en raison de la saturation de leurs capacités de stockage. Dans ce nouveau contexte, le cours du Brent s’est envolé au-dessus de 100$ le baril à la mi-mars, en hausse de plus de 40% par rapport au point bas atteint en décembre 2025 (61 $/baril).
Normalisation des flux et reprise de la tendance baissière au 2e semestre 2026 et en 2027
Nous retenons pour le moment l’hypothèse d’une normalisation assez rapide (avant le début de l’été, la « driving season » aux Etats-Unis), des échanges et de la production de pétrole au Moyen-Orient, ce qui impliquerait néanmoins des prix supérieurs à 85$/baril pendant 3/4 mois. Ensuite, au 2e semestre 2026 et en 2027, le cours du Brent devrait graduellement refluer vers les niveaux atteints à la fin 2025, dans le contexte d’un marché qui demeure structurellement excédentaire.















