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AVIS D'EXPERT

La France abrite plusieurs pépites dans la robotique de services

Trois questions à Damien Callet

Publié le 27 Janvier 2021
D’après l’étude L'accélération des marchés de la robotique en France à l'horizon 2023

La robotisation de l’économie va-t-elle repartir dans l’Hexagone ?

Malgré un coup d’arrêt temporaire, lié à la crise du Covid-19, la robotisation de l’économie va s’accélérer à moyen terme. Pourtant, tous les segments du marché ne seront pas logés à la même enseigne. Avec 42 000 robots en service, les usines françaises comptaient en moyenne 177 robots pour 10 000 salariés en 2019, classant l’Hexagone au seizième rang mondial, loin derrière les leaders asiatiques et même certains pays européens. Le poids relativement faible des industries automobiles et électroniques, principaux marchés clients, et le déficit de robotisation des PME tricolores expliquent le retard de la France dans la robotique industrielle. Alors que les incertitudes économiques demeureront fortes, le nombre de robots industriels vendus en France reculera de 12% en 2021, d’après nos prévisions. Le rebond, qui devrait intervenir à partir de 2022, dépendra en fait de l’ampleur de la casse industrielle engendrée par la crise. La robotique industrielle est en réalité un segment en partie mature et dominé par de grands groupes d’envergure internationale, notamment les Japonais Fanuc, Yaskawa et Kawasaki, le Suisse ABB et l’Allemand Kuka. A l’inverse, la robotique de service est un segment émergent présentant de véritables opportunités de croissance. Et l’Hexagone semble bien placé dans plusieurs domaines où il abrite plusieurs pépites. Dans l’automatisation agricole, une douzaine de start-up françaises sont actives, notamment sur le créneau des robots pour les petites parcelles comme Naïo Technologies ou sur celui des robots viticoles avec VitiBot. La France est également en pointe dans les robots d’assistance médicale grâce entre autres à une demande intérieure importante. Nous pouvons ici mentionner Robocath, avec ses robots destinés au traitement des maladies cardiovasculaires. Avec l’envolée du e-commerce et des stratégies omnicanales dans la distribution, la logistique est aussi un segment d’avenir pour le système productif français. Plusieurs jeunes pousses tricolores de la robotique affichent de réelles ambitions, à l’instar d’Exotec ou de Scallog dans la préparation de commandes ou encore d’Alstef Group dans les chariots automatiques. Le segment des robots compagnons n’a lui, à l’inverse, jamais vraiment décollé.

 

L’accès au financement est-il un motif d’inquiétude pour ces start-up ?

La robotique de service française éprouve toujours des difficultés à s’industrialiser. Les start-up de la robotique n’ont en effet souvent pas les moyens financiers nécessaires pour mener à bien cette phase pourtant cruciale de leur développement. Malgré de réels progrès, la France se heurte encore à un manque d’investisseurs de taille suffisante pour accompagner ses pépites à des niveaux comparables aux Anglo-saxons. Et si les montants levés par les jeunes pousses françaises de la robotique ont atteint des niveaux record en 2020 (plus de 150 millions d’euros à fin octobre), deux opérations ont trusté à elles seules 80% des fonds levés. Parmi les autres motifs d’inquiétude, citons également l’intensification de la concurrence des start-up étrangères et des grands groupes établis. Le terrain de jeu mondial est donc bel et bien semé d’embûches.

  

Quels sont leurs principaux axes de développement ?

Engagés dans une véritable course à l’innovation, les fabricants de robots réinvestissent une part importante de leur chiffre d’affaires dans la R&D (en moyenne entre 5% et 10% de leurs revenus et jusqu’à 20% pour certains acteurs). Ces investissements leur permettent de lancer sur le marché de nouveaux modèles mais aussi de développer de nouvelles générations de leurs modèles existants en les dotant de fonctionnalités améliorées. Si de nombreux fabricants misent sur l’innovation en interne, certains privilégient les partenariats afin de partager les risques et mutualiser les compétences. Les leaders ont, quant à eux, parfois recours à la croissance externe, un levier coûteux mais qui permet d’acquérir rapidement de nouvelles compétences. Désireux de se renforcer sur le segment des robots Delta, le Suisse ABB a par exemple mis la main sur le fabricant spécialisé Codian Robotics en octobre 2020.

Collaborateur de Xerfi depuis 2017 , Damien Callet est expert sur les sujets de santé et d'énergie, mais intervient également sur d'autres thématiques de façon ponctuelle. Il est titulaire d'un Master Management des PME et ETI, d'une licence AES (Administration Économique et Sociale) et d'un BTS Banque.

EN SAVOIR PLUS SUR CE SUJET AVEC L’ÉTUDE XERFI PRECEPTA

L'accélération des marchés de la robotique en France à l'horizon 2023 Cartographie de la concurrence, leviers et perspectives de croissance post-crise
12/11/2020 | 294 pages - réf : XPT / 20EEE18 2400€



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