La crise rattrape l’ensemble du marché automobile
Le chiffre d’affaires du commerce et de la réparation automobile reculera légèrement en 2022 en moyenne annuelle. Certes, les revenus des garagistes demeureront en hausse, portés par d’importantes revalorisations tarifaires suite à l’inflation des prix des pièces détachées et à l’augmentation des frais de personnel. Mais dans le commerce automobile, les hausses de prix, conséquentes, ne suffiront pas à compenser la baisse des ventes en volume. La prolongation des pénuries de semi-conducteurs continue de peser lourdement sur les ventes de voitures neuves en asséchant l’offre de véhicules disponibles. Les immatriculations de véhicules neufs sont donc attendues en net recul en 2022 (-5%). Ces difficultés affectent aussi le marché de l’occasion, avec un effondrement des ventes de VO 0 km, qui représentaient ces dernières années une part non négligeable des revenus des distributeurs. Par ailleurs, la baisse du pouvoir d’achat des ménages, et particulièrement des grands rouleurs, pèse sur la demande en véhicules d’occasion, dont les ventes devraient chuter de 7,5% en volume.
Timide redressement attendu en 2023, porté par le rebond du marché des VN
L’activité en valeur du commerce et de la réparation automobile progressera de 2,5% en 2023. Cette croissance sera essentiellement portée par le rebond attendu des ventes de voitures neuves, conséquence de la résolution progressive des pénuries de semi-conducteurs. Un rebond qui sera toutefois modéré, car la demande sera contrainte par une conjoncture économique difficile. Du côté de l’occasion, un léger rebond est également attendu, en particulier concernant les VO de moins de 2 ans, qui connaissent actuellement une pénurie d’offre. Enfin, l’activité de l’entretien-réparation progressera modérément, avant tout en raison des hausses de prix pratiquées.














