Hausse limitée des prix agricoles en 2026, freinée par les pommes de terre
En 2026, les prix agricoles ont peu progressé jusqu’à l’été avant d’accélérer. Le renchérissement des engrais, des carburants et du transport, entretenu par la hausse du gaz européen et les tensions au Moyen-Orient, alourdit les coûts de production. Le rebond du blé et du maïs après plusieurs années de recul tire ainsi à la hausse l’indice des céréales. La chaleur et la sécheresse estivale ont aussi ralenti le développement des cultures, notamment de légumes. Ces hausses de prix sont en partie compensées par le recul marqué du cours des pommes de terre au S1 2026 où l’important excès d’offre dû à l’abondance de la récolte de 2025 a pesé sur les prix. Dans les filières animales, les prix restent élevés en raison de la faiblesse de l’offre bovine, même si la normalisation sanitaire atténue les tensions sur les volumes.
Accélération prévue en 2027 et 2028, sur fond de tensions sur l’offre
En 2027 et en 2028, le redressement de la demande de l’industrie agroalimentaire renforcera les achats de céréales, de lait, d’œufs et d’animaux destinés à la transformation. Le rebond cyclique des cours du blé et du maïs renchérira parallèlement l’alimentation animale et augmentera les charges des élevages porcins, avicoles et laitiers. La reconstitution lente des cheptels bovins maintiendra l’offre de viande sous contrainte. Les rendements agricoles resteront très exposés aux sécheresses, aux vagues de chaleur et aux excès d’humidité, tandis que les restrictions sur la ressource en eau limiteront les volumes disponibles dans certaines productions.
Les prix des principales catégories de produits agricoles en France
Variations annuelles, en %
Les cours des principales matières premières agricoles dans le monde
Variations annuelles, en %












