Avis d'expert18 novembre 2020

Marque blanche : tous assureurs ! - 2020

Décryptage
Alexandre Boulègue

Alexandre Boulègue

Directeur des Opérations

Marque blanche : tous assureurs !

Distributeurs alimentaires, enseignes d’électroménager ou de matériels de sport, opérateurs télécoms, fournisseurs d’énergie, voyagistes, constructeurs auto mais aussi plateformes collaboratives… Ces « nouveaux » vendeurs d’assurance se pressent désormais de plus en plus nombreux aux côtés des réseaux traditionnels que sont les assureurs au sens large et les bancassureurs. C’est le principe de la distribution d’assurance sous marque blanche qui permet à des opérateurs de commercialiser sous leur propre marque des biens ou services fabriqués par des tiers. Le concept, qui suppose une relation à deux ou trois partenaires, peut se décliner à tous les marchés de l’assurance. Le champ des possibles est en fait considérable. Mais c’est sans conteste, le domaine des assurances affinitaires (mobile, annulation voyages…) qui constitue le principal moteur de l’assurance sous marque blanche ou grise.

Souvent commercialisée en compléments d’autres produits ou services, l’assurance sous marque blanche est un jeu gagnant-gagnant. Elle constitue en effet une source de revenus complémentaires pour les différentes parties prenantes. Les distributeurs perçoivent entre 30% et 50% de la prime et les courtiers (à condition d’intervenir) entre 10% et 20%, le solde revenant à l’assureur. Au-delà, il s’agit pour les acteurs non financiers d’augmenter le panier moyen des clients et donc de reconstituer des marges parfois écornées par l’essor du e-commerce. C’est également une bonne façon de tirer parti des flux de clients en magasins et de les fidéliser. Dans une logique de bouquets de services, Carrefour propose désormais une gamme d’assurance complète.

Cette problématique de la fidélisation concerne également l’univers de l’assurance et certains de ses acteurs. La dégradation des conditions de marché justifie en effet d’accélérer les stratégies de diversification mais aussi de multi-équiper les clients. Ce qui nécessite de recourir à l’assurance sous marque blanche. Certaines mutuelles du Code la mutualité se diversifient ainsi en assurance dommages tandis que de nombreux opérateurs ont saisi l’opportunité de se lancer dans l’assurance emprunteur, autrefois monopolisée par les banques. Les partenariats permettent dès lors de répondre rapidement et à moindre frais aux nouveaux besoins des assurés, tout en limitant les risques. Dans ces conditions, les solutions proposées par les spécialistes de l’assurance sous marque blanche doivent être simples et clés en main. C’est d’autant plus vrai que l’économie collaborative offre de nouvelles opportunités à la marque blanche qui devient alors… grise. Les plateformes Blablacar ou Allovoisins intègrent par exemple des couvertures d’assurance à leurs offres, dûment estampillées du sceau de l’assureur dans une logique de sécurisation. Certaines assurances affinitaires ont en effet pâti d’une mauvaise image auprès du grand public en raison de pratique commerciales douteuses.

Alexandre Boulègue

Alexandre Boulègue

Directeur des Opérations

Directeur du bureau d’études, Alexandre Boulegue pilote depuis plus de quinze ans la production économique et sectorielle du groupe.

Consulter le profil LinkedIn

Ces articles peuvent également vous intéresser

Découvrir les solutions Xerfi

Image
Plateforme XERFI

Exploitez tout le corpus Xerfi pour générer, par simple prompt, des études de marché, analyses concurrentielles et notes stratégiques.

Image
Publications

Des études qui vous apportent les données, les outils et les perspectives nécessaires pour orienter chaque décision.

Image
Études ad hoc

Des experts qui élaborent avec vous des solutions sur mesure, pensées pour relever vos défis spécifiques.