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Les biotechs en France et dans le monde

AVIS D'EXPERT | Rémi Vicente | Publié le 15 Décembre 2020

SantéIndustrieTechnologie et digital



Le marché biopharmaceutique mondial va-t-il dévier de sa trajectoire à la suite de la crise ?

A priori, les fondamentaux semblent solides. Alors que les biomédicaments représentaient 22% des programmes de R&D en 2000, ils constituent aujourd’hui près de 4 médicaments sur 10 en développement, laissant augurer de nombreuses mises sur le marché d’ici 2025. À cela s’ajoutent les extensions d’indications des médicaments innovants qui en moyenne sont plus onéreux que les préparations chimiques. L’émergence d’un agent pathogène comme le Covid-19 constitue aussi une nouvelle opportunité de développement pour les biotechs et, plus globalement, pour l’industrie pharmaceutique. En France, 45 essais cliniques étaient en cours mi-mai 2020 avec pour objet le Covid-19 et 1476 à l’échelle mondiale.

 

Quels sont alors les motifs d’inquiétudes des acteurs en place ?

Plusieurs risques se précisent. D’abord, les pressions tarifaires vont se renforcer entre les plans de maîtrise des dépenses de santé imposés par les pouvoirs publics et la pénétration croissante des biosimilaires sur les marchés américains et européens. Ensuite, les investisseurs et autres partenaires industriels pourraient se montrer plus frileux pour financer les biotech et surtout faire preuve d’une plus grande sélectivité à la suite de la crise de 2020. À court terme, l’organisation des essais cliniques ou à venir pourrait s’en trouver perturber et faire peur aux investisseurs qui attendent des résultats cliniques probants pour soutenir ces entreprises. À plus long terme, ce sont les sources de financements mêmes qui pourraient se tarir alors que la R&D de ces entreprises est très gourmande en capitaux et qu’elles n'ont pas en général de revenus commerciaux pour s’autofinancer.

 

Comment évoluera la concurrence entre les big pharma et les biotech ?

Sur le front de la concurrence, les big pharma, aux prises avec les biotech, petites ou grandes, ont réorienté depuis 2010 leurs stratégies suivant plusieurs axes. Il s’agit d’abord pour les grands laboratoires de renforcer leur R&D autour des biotechnologies pour développer des médicaments innovants, futurs blockbusters, dans un contexte où de nombreux brevets expirent à l’instar d’Humiradu groupe Abbvie. Ce virage s’est accompagné d’une rationalisation des portefeuilles de médicaments. Cette rationalisation mêle recentrage vers la médecine de spécialités, cessions d’activités jugées moins stratégiques comme les médicaments sans ordonnance ou la santé animale, et fusacqs en particulier dans le domaine des biotechnologies. À ce titre, les biotechs avec des pipelines ayant atteint des stades avancés et visant la médecine de spécialités constituent des cibles privilégiées. Depuis 2016, si le nombre d’opérations recule, la valorisation moyenne de chacune d’entre elles progresse, illustrant une sélectivité croissante des cibles et une concurrence accrue sur chacun des dossiers. Les lignes de force de la stratégie des big pharma ne seraient pas complètes sans évoquer les ripostes à la concurrence des génériques et des biosimilaires, le renforcement dans les pays émergents ou encore la digitalisation des sites de production ou des essais cliniques. Mais, la rationalisation des portefeuilles de médicaments demeure la priorité numéro une... Une rationalisation au sein de laquelle les biotechnologies occupent une place centrale.

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Collaborateur de Xerfi depuis plus de 10 ans et aujourd'hui directeur d'études, Rémi Vicente est expert dans les industries de la santé. Il est diplômé d’un Master en économie de l’entreprise et développement industriel à l’Université d’Orléans.

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