L’entretien et la réparation de véhicules automobiles regroupe la réparation des véhicules automobiles, des pièces de véhicules et de systèmes d’injection électronique, l’entretien courant, la réparation des sièges de voiture et le montage des accessoires et pièces ne faisant pas partie du processus de fabrication. Le commerce de détail d’équipements automobiles englobe en revanche la vente au détail d’accessoires, d’équipements divers pour véhicules automobiles, de pièces détachées et de pneumatiques. Neuf catégories d’opérateurs interviennent dans le secteur. Cinq interviennent spécifiquement dans l’entretien et la réparation : les constructeurs (Renault, PSA), via leur réseau primaire (concessions et succursales) ou par le biais de réparateurs agréés indépendants ; les mécaniciens réparateurs automobiles (MRA) affiliés ou non à des enseignes (Réseau AD, Eurorepar) ; les spécialistes de la carrosserie (Axial, Five Star) ; les spécialistes du vitrage (Carglass, Mondial Pare-Brise) ; les centres de lavage auto (Eléphant Bleu, Total Wash). Quatre types d’opérateurs principaux opèrent en majorité dans la distribution d’équipements : les centres auto (Feu Vert, Norauto), les réparateurs rapides (Speedy, Midas), les pneumaticiens (Euromaster, Point S) et les e-commerçants (Oscaro, Mister Auto, etc.).

Croissance du tissu économique sur moyenne période
Le secteur de l’entretien-réparation automobile compte un nombre sans cesse croissant d’établissements (+24% entre 2008 et 2020) en lien avec la stratégie de maillage territorial des enseignes. Si les effectifs ont diminué de 2010 à 2013, dans le sillage de la mauvaise conjoncture économique et du rajeunissement du parc automobile (prime à la casse), ils ont fortement augmenté depuis, y compris en 2020. Dans la distribution de pièces automobiles aussi, ils se sont étoffés. Cette croissance des effectifs s’explique par le cycle de croissance que connaît l’activité à partir de 2015 dans le sillage du vieillissement du parc automobile, de l’accroissement de sa taille et de la bonne orientation du trafic automobile et du marché de l’occasion.
Un maillage territorial et une offre de service qui s’étoffent
L’implantation des acteurs du secteur est proportionnelle, d’une part, à la taille des bassins de population et, d’autre part, au niveau de motorisation de ces populations. La région Auvergne-Rhône-Alpes est celle qui compte le plus d’établissements et les plus larges effectifs car elle profite d’un important trafic routier, notamment de poids lourds. L’Île-de-France arrive en deuxième position. Au-delà de la croissance du tissu économique, il faut noter que les enseignes développent continuellement de nouveaux services, souvent par le biais d’un partenariat avec un autre acteur du secteur à la spécialisation différente.
Les MRA passent de plus en plus sous enseignes
Environ 40% des entreprises sont des réparateurs indépendants multimarques. En 2019, es derniers étaient 61% à être sous enseigne. Cette part a fortement progressé (+24,3 points par rapport à 2005). Le passage sous enseigne permet aux réparateurs d’améliorer leur visibilité, leur condition d’approvisionnement mais surtout d’être en mesure de s’adapter à la complexification des véhicules et à la digitalisation du parcours client. En effet, ces évolutions requièrent des compétences et des investissements relativement importants pour des acteurs de petite taille. Il est donc de plus en plus intéressant de passer sous enseigne afin de bénéficier d’un appui logistique, informatique, etc. Ces MRA sont en très grande majorité de petites tailles, si bien que trois quarts des établissements du secteur de l’entretien-réparation compte moins de 2 salariés. Les réseaux constructeurs pour leur part ont vu leur part de marché en termes d’entrée atelier s’éroder avec le vieillissement du parc automobile mais captent toujours une part importante du marché (32% en 2019) grâce notamment aux véhicules sous garantie et à la complexification des opérations (électronique et logiciels embarqués).














