Vers une faible augmentation de la production pharmaceutique en 2022
La production pharmaceutique tricolore progressera faiblement en 2022 (+1% d’après Xerfi). Dans le sillage de la tendance observée fin 2021, les fabricants de médicaments ont continué à déstocker en début d’exercice, entraînant une chute de la production industrielle. Ces politiques de destockage se sont progressivement estompées avec à la clé une reprise de la production à partir du mois d’avril. Dans le même temps, les exportations françaises de médicaments se sont maintenues à haut niveau, constituant un solide moteur de l’activité. Sur le plan intérieur, les fabricants ont néanmoins pâti de nouvelles révisions tarifaires. Le PLFSS 2022 a en effet entériné un nouveau volet de baisses de prix des médicaments pour un volume total de 825 M€. L’effort est plus important que celui demandé aux industriels en 2021 (640 M€) mais reste inférieur à celui de 2019 (année au cours de laquelle les baisses de prix avaient atteint 920 M€).
Hausse des capacités de production nationales en 2023
La production de l’industrie pharmaceutique française restera bien orientée en 2023 (+1,5% d’après les prévisions de Xerfi). Elle profitera de la vague d’investissements productifs présentés début 2022 à l’occasion du sommet « Choose France ». Au total, plus de 800 M€ d’investissement et 800 créations d’emplois ont été annoncés dans l’industrie pharmaceutique. Le Britannique GSK a par exemple présenté un plan d’investissement de 118 M€ pour ses trois usines françaises en 2022-2023. L’Allemand Merck KGaA prévoit, pour sa part, de recruter 500 personnes sur son site de production de Molsheim (67) et 100 personnes supplémentaires pour son usine de Martillac (33). Du côté de l’amont de la filière, Seqens mettra en service sa nouvelle usine de production du principe actif du paracétamol à Roussillon (38) en 2023.















