La production de machines et équipements repartira à la baisse en 2022
Après un rebond incomplet en 2021, la production de machines et équipements marquera le pas en 2022 (-2,5%). Le taux d’utilisation des capacités de production (TUCP) dans l’industrie manufacturière plafonne depuis fin 2021, autour de 78%, ce qui n’entretient pas les besoins en nouvelles machines. L’indicateur est même à des niveaux particulièrement bas dans certains secteurs, comme l’automobile (67% en juin 2022), alors qu’il stagne sur des segments porteurs jusqu’ici comme la chimie. Par ailleurs, l’inflation des prix de l’énergie et la flambée des cours des matières premières pèseront sur les marges et la trésorerie des clients industriels, au détriment de leur capacité à investir dans de nouveaux équipements. Les machinistes devraient néanmoins bénéficier du plan de relance qui, couplé à la baisse des impôts de production, représentera un des principaux facteurs de soutien à l’investissement.
Un léger rebond attendu pour 2023
L’activité en volume des machinistes repartira à la hausse en 2023 (+1,4%), à la faveur notamment du franc redémarrage des industries automobile et aéronautique. Les créations de nouvelles lignes de production et la montée en charge de lignes existantes stimuleront les besoins en matériels (machines de formage des métaux, pompes et compresseurs, transmissions hydrauliques et pneumatiques, engrenages, etc.). Les équipementiers bénéficieront également de débouchés structurellement bien orientés, à l’instar de la rénovation énergétique pour les fabricants d’équipements CVC et du e-commerce qui dope les besoins en machines d’emballage. De nombreux pans industriels resteront toutefois à la peine. L’aggravation des pressions sur le pouvoir d’achat aura encore des répercussions néfastes sur la demande en biens manufacturés. Les capacités de production ne seront donc pas pleinement exploitées, au détriment de l’activité des constructeurs.















