Le Brent alimente un choc inflationniste mondial
Le marché pétrolier connaît de fortes turbulences depuis mars 2026. Dans un contexte de conflit militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le cours du Brent a temporairement dépassé les 100 dollars le baril en avril et en mai. L’accord conclu en juin pour sécuriser le trafic maritime dans le Golfe a ensuite contribué à apaiser les tensions. Le prix du Brent est ainsi revenu à 84 dollars le baril en moyenne en juin, puis légèrement au-dessus de 70 dollars au début de juillet.
Malgré ce reflux, les cours restent nettement supérieurs à leur niveau d’avant-conflit. Le Brent était en effet tombé à 63 dollars le baril au quatrième trimestre 2025. Sur l’ensemble de l’année 2026, son prix devrait atteindre 83 dollars en moyenne, soit une hausse de plus de 20% sur un an. Ce renchérissement de l’énergie constitue un choc inflationniste majeur pour l’économie mondiale, en alimentant les coûts de transport, de production et d’approvisionnement.
Vers les 70 dollars le baril en 2027 et 2028
Le prix du Brent devrait retomber autour de 70 dollars le baril en moyenne en 2027, avant de se stabiliser à proximité de ce niveau en 2028. Le marché restera néanmoins exposé à de nouveaux épisodes de volatilité, en particulier en cas de regain des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Cette détente attendue des cours s’explique principalement par une progression de l’offre supérieure à celle de la demande. La production devrait augmenter à la fois dans les pays de l’OPEP+ et chez les producteurs extérieurs au cartel, notamment aux États-Unis. Selon l’Agence internationale de l’énergie, l’excédent d’offre sur le marché pétrolier mondial pourrait atteindre 5 millions de barils par jour en 2027, un niveau inédit depuis la crise sanitaire de 2020.














