ACCUEIL  I  Groupe Xerfi   I  TOUTES NOS VIDEOS
The Direct
    Activ  
   

La France et ses multinationales

Visitez le blog du livre

www.lafranceetsesmultinationales.com

 
 
Previsis
 

La chaîne de la réflexion économique
avec Laurent Faibis

Vidéo de la conférence
 
0:47
 
Secteur&Marché
 

La guerre des business schools
avec Aurélien Duthoit

Vidéo de Aurélien Duthoit
 
7:07
 

Electronique de loisirs
avec Aurélien Duthoit

Vidéo de la conférence
 
06:21
 
Secteur&Marché
 

Immobilier de logement 2011-2015 :
les prévisions de Xerfi
avec Alexandre Mirlicourtois

Vidéo de Philippe Gattet
 
7:50
 

L'éolien : un mirage industriel pour la France
avec Philippe Gattet

Vidéo de Philippe Gattet
 
6:16
 
Previsis
 

Une crise de transition du système technique
avec Michel Volle

Vidéo de Michel Volle
 
13:48
 
Previsis
 

Conjoncture France et Internationale
avec Alexandre Mirlicourtois

Vidéo d'Alexandre Mirlicourtois
 
7:04
 
Previsis
 

Enquête sur la formation des élites
avec François Garçon

Vidéo de François Garçon
 
27:57
 

Un patron de PME face à la crise
avec Nicolas Doucerain

Vidéo de Nicolas Doucerain
 
30:51
 

La concurrence dans les médias numériques
avec Anne Perrot

Vidéo de Anne Perrot
 
32:41
 

Pour une politique de consommation durable en France
avec Vincent Chriqui

Vidéo de Vincent Chriqui
 
19:13
 

Qu'est-ce que l'innovation ?
avec Franck Barnu

Vidéo de Franck Barnu
 
28:37
 

L'industrie française peut-elle encore
résister à l'Allemagne ?
avec Francis Mer

Vidéo de Francis Mer
 
34:19
 

Quels pouvoirs des régulateurs
sur les marchés ?
avec Jean-Pierre Jouyet

Vidéo de Jean-Pierre Jouyet
 
29:54
 

La France est-elle finie ?
avec Jean-Pierre Chevènement

Vidéo de Jean-Pierre Chevènement
 
29:40
 

Quand la France disparaît du monde
avec Nicolas Tenzer

Vidéo de la conférence
 
34:29
 

Quand l'Europe s'éveillera
avec Laurent Cohen-Tanugi

Vidéo de la conférence
 
14:45
 

Quel avenir pour l'euro et la zone euro ?
avec Jean-Marc Daniel

Vidéo de Jean-Marc Daniel
 
21:31
 

La guerre économique
avec Christian Harbulot

Vidéo de la conférence
 
35:06
 

La lutte contre les paradis fiscaux
avec François d'Aubert

Vidéo de la conférence
 
33:11
 

Point de vue d'un dirigeant
de multinationale
avec Henri Lachmann

Vidéo d'Henry Lachmann
13:16
 

Electronique de loisirs
avec Aurélien Duthoit

Vidéo de la conférence
 
06:21
 

2011, la France à quitte ou double
avec Jean-Paul Betbèze

Vidéo de la conférence
29:56
 

Logement, finance locale et Grand Paris
avec Claude Bartolone

Vidéo de la conférence
32:09
 

Nouveaux rapports de force mondiaux et présidence française du G20
avec Thierry de Montbrial

Vidéo de la conférence
6 décembre  2010
29:56
 

Prévisions économiques 2011 2012
de Xerfi
Face à la guerre économique

Vidéo des prévisions économiques 2011-2012 de Xerfi
Décembre  2010
 
 

Pour une stratégie industrielle en France
avec Pierre Gattaz

Vidéo de la conférence
19 novembre  2010
28:44
 

Après le G20, quelles issues pour les déséquilibres monétaires ?
avec Anton Brender

Vidéo de la conférence
19 novembre  2010
24:50
 

Une multinationale française face à la mondialisation
avec Xavier Fontanet

Vidéo de la conférence
9 novembre  2010
30:57
 

Le plan de relance de la France :
quel bilan ?
avec Patrick Devedjian

Vidéo de la conférence
9 novembre  2010
31:51
 

La guerre monétaire aura-t-elle lieu ?
avec christian de Boissieu

Vidéo de la conférence
4 novembre  2010
31:12
 

La Russie :
Quelle stratégie de puissance ?
avec Catherine Durandin

Vidéo de la conférence
29 octobre  2010
35:02
 

Mutations du marché mondial de l'art
avec Guillaume CERUTTI

Vidéo de la conférence
29 octobre  2010
34:58
 

L'Europe, après la globalisation :
l'effet boomerang?
avec Hervé JUVIN

Vidéo de la conférence
28 octobre  2010
33:04
 

Quelle réforme de la fiscalité
pour demain ?
avec Philippe MARINI

Vidéo de la conférence
20 octobre  2010
30:27
 

Quel avenir pour la vidéo
sur Internet et les supports mobiles ?
avec Cédric TOURNAY

Vidéo de la conférence
7 octobre  2010
23:59
 

L'europe et le couple Franco-Allemand
face à la crise
avec Hubert VEDRINE

Vidéo de la conférence
6 octobre  2010
30:17
 

Histoire vivante de la pensée économique
avec Jean-Marc DANIEL

Vidéo de la conférence
5 octobre  2010
40:29
 

Guerre et Paix au XXIème siècle
avec Christian SAINT ETIENNE

Vidéo de la conférence
28 septembrei  2010
25:08
 

Colloque Xerfi : La finance face à l'emploi
Logique des marchés
et relocalisation des activités

Vidéo de la conférence
15 juin 2010
 
 

La refondation du système n'aura pas lieu
avec Elie COHEN

Vidéo de la conférence
11 mai  2010
36:46
 

 

 
La guerre des business schools par Aurélien Duthoit

Gris
Télécharger vidéo

Télécharger la vidéo

  Télécharger le PDF de l'intervention  
 

Qu'on se le dise : la guerre pour la formation des élites fait plus rage que jamais. Longtemps circonscrite aux seuls chercheurs et aux ingénieurs des universités, elle s'étend aujourd'hui aux business schools et à leurs bataillons de managers en devenir. Les enjeux pour ces écoles : la notoriété, le prestige, l'influence, les réseaux. Pour les nations : ni plus ni moins que la compétitivité de leurs entreprises à travers la qualité de leurs dirigeants, mais aussi leur soft power dans les sphères économiques et financières.

S'il est un pays qui a compris l'importance de la bataille en train de se jouer, c'est bien les Etats-Unis. Le pays compte dans ses rangs des institutions aussi prestigieuses qu'Harvard, Stanford, Yale, Berkeley ou encore Wharton, pour ne citer qu'elles. Des institutions dont les noms sont presque des marques commerciales. Ces business schools disposent de moyens incomparablement supérieurs à leurs homologues européennes ou asiatiques. En regardant de plus près les données publiées par ces institutions, on s'aperçoit par exemple que la Harvard Business School forme chaque année quatre fois plus d'étudiants en MBA que HEC Paris, tandis que Wharton compte deux fois plus d'enseignants à temps plein que la London Business School.

Bien entendu, la guerre économique fait des vainqueurs et des vaincus. On assiste, tous secteurs confondus, à une rapide montée en puissance de grandes multinationales des pays émergents, et parfois à l'effacement d'anciens leaders des économies développées. Mais dans cette bataille pour la formation des élites managériales, le leadership absolument incontestable des Etats-Unis n'est pas près de disparaitre.

Ce leadership s'appuie tout d'abord sur la puissance du soft power américain, inégalé à ce jour. On connait des Etats-Unis sa musique, ses films, ses sodas. Les étudiants du monde entier connaissent aussi les case studies popularisés par l'université de Harvard, la théorie des avantages compétitifs développée par Michael Porter et les innombrables manuels de management édités par ses universités. En ce sens, les business schools sont un autre avatar du soft power américain, et contribuent à propager efficacement la culture des affaires, des affaires à l'américaine.

es Etats-Unis se sont également dotés des moyens pour faire fructifier leur soft power dans ce domaine. Des moyens financiers d'abord, avec des business schools dont les budgets se chiffrent en centaines de millions de dollars, et dont les sources de financement sont très diversifiées. Dans le cas de la Harvard Business School, il apparait par exemple que les donations et les publications sont plus importantes que les frais d'inscription. Des moyens humains ensuite, avec les meilleurs enseignants américains et étrangers. Des moyens techniques enfin, avec des campus et des salles de conférence de très grande capacité.

Impossible également de ne pas mentionner la domination de la langue anglaise dans le management ou la recherche, ce qui offre à un chercheur aux Etats-Unis un public potentiel mondial. Les écoles de management américaines sont aussi favorisées par le rapport très différent des étudiants et leurs familles aux diplômes. Aux Etats-Unis, on emprunte pour son logement et sa voiture, mais aussi pour son diplôme d'université perçu comme un investissement.

D'autres facteurs culturels, comme la forte proximité avec le monde de l'entreprise et l'importance du réseau d'anciens expliquent également l'avantage américain. Enfin, nation façonnée par les vagues d'immigrants, les Etats-Unis ne s'embarrassent pas de formalités administratives trop contraignantes quand il s'agit de faire venir des étudiants et des professeurs de haut niveau.

La domination américaine dans la formation des managers s'affiche aussi bien dans les classements publiés par le Financial Times que dans les CV des dirigeants de grandes entreprises. Prenez les indiens Mahindra, Tata ou Reliance, ou encore le Coréen LG. On trouve à leurs têtes des dirigeants formés dans les meilleures business schools américaines !

Cet inventaire des qualités des meilleurs établissements américains dessine, en creux, les défauts de leurs concurrents européens. Il ne s'agit pas de minorer leurs qualités, car des écoles comme la London Business School, l'INSEAD, l'IMD, HEC ou la Bocconi jouissent d'une solide réputation, une réputation assise sur de très bonnes positions dans les classements internationaux. L'Europe et la France ne pèchent pas par la qualité de leurs formations, mais plutôt par leurs moyens. On voit pourtant de plus en plus les grandes écoles européennes se doter de fondations chargées de collecter et gérer les dons d'entreprises partenaires, de généreux donateurs ou encore d'anciens.

Malgré ces efforts, un océan sépare toujours le Vieux et le Nouveau monde en termes de budgets, d'effectifs ou de publications scientifiques. Pour prendre un exemple concret, HEC dispose par exemple d'un budget de fonctionnement de l'ordre de 100 millions d'euros, soit à peine un tiers de celui de la Harvard Business School.

Dans le même temps, la concurrence des écoles asiatiques s'intensifie, même si ces dernières forment elles aussi une division à part. Au fond, le défi des écoles européennes est d'accroître leurs moyens pour espérer approcher les standards américains.

La priorité des pays émergents et leurs établissements est tout autre. Il s'agit de pouvoir former, en Inde, en Chine, au Brésil, leurs futurs managers, mais davantage encore d'être en mesure de les garder pour qu'ils contribuent au développement des entreprises nationales.

Le chemin à parcourir est beaucoup plus long, sans oublier que les positions acquises par les établissements américains et européens sont le résultat d'années voire de décennies d'efforts et d'expérience cumulée. Il faudra donc encore patienter avant de voir une école de ces pays capable de rivaliser avec les meilleurs établissements européens, du moins pour ce qui est ce qui est de l'influence et du prestige.

Toutefois, le temps passe plus vite aujourd'hui qu'il y a vingt ans. Longtemps, les pays développés ont cru pouvoir garder pour eux l'économie de la connaissance. Aujourd'hui, si les émergents ont rattrapé une partie de leur retard technologique et passer du statut de clients à celui de concurrents dans certains secteurs, c'est en partie parce qu'ils ont amélioré le niveau d'éducation de leur main d'œuvre, mais aussi de leurs cadres dirigeants. C'est assez logiquement que certaines universités chinoises sont parvenues à se hisser parmi les meilleures au monde.

L'économie de la connaissance reste encore largement le pré-carré des pays développés, un pré-carré qu'il leur faut défendre de toutes leurs forces. Après avoir laissé s'échapper leurs usines et leurs emplois, les pays développés devront s'efforcer de conserver leurs universités, leurs managers, leurs laboratoires et leurs centres de décision. Faute de quoi, il ne leur restera décidément plus grand-chose de leur influence et de leur soft power.

 
     
 


L'engagement citoyen
 :

Le Groupe Xerfi  entend participer activement à la réflexion sur les grands en jeux économiques.  Il mobilise à cette fin sa connaissance approfondie de l'économie mondiale et de tous les secteurs économiques, son expertise,  sa liberté d'analyse et de diagnostic conférée par son indépendance statutaire et financière.

Le Groupe Xerfi offre cinq niveaux d'accès à la connaissance économique:

  • L'analyse et la prévision sur le panorama complet des secteurs par Xerfi France,
  • Le décryptage des stratégies concurrentielles des entreprises par Precepta,
  • L'analyse du tissu français de sociétés par Xerfi Entreprises,
  • L'ouverture aux études des secteurs, des marchés et des groupes au plan mondial par Xerfi Global
  • Les grandes prévisions macro-économiques sur la France et l'international par Xerfi Previsis
 
 

www.xerfi.fr

 
Télécharger le player flash